Je me dis... Je me demande... Je ne sais plus ;
Disons, peut-être, toujours et jamais...
Des mots qui ne veulent rien dire, des mots qui ne demandent qu'à nous trahir. Ce sont les mots que je prononce à chaque fois que je parle de toi.
Devrais-je?
Ce petit mot adressé à une mère dont l'esprit doit être évaporée dans les airs depuis une éternité... À une mère qui est si lointaine qu'elle n'est qu'un reflet de ce
qu'elle a été pour moi...
Mais qui es-tu?
Une vilaine sorcière, là pour me jeter un mauvais sort?
Ou alors, une fée marraine qui me souhaite de trouver le prince charmant et qui exauce mes voeux?
Mais non... Cendrillon n'est pas d'actualité. Devrai-je donc parler de toi sous ta vrai forme, maman?
Une mère capricieuse qui me cris des insultes, qui laisse mes larmes couler et qui me fait trembler de pleurs? Ou peut-être es-tu de celles qui souhaitent que je m'en
aille là où la souffrance n'est plus? Sous quel droit me détruis-tu? N'ais-je pas assez à t'offrir que mon amour sincère?
Ou alors es-tu une mère attentionnée ; Disons que ton attention est étrange. Me donner de l'argent, me donner un toit, me sourire lorsque tu le veux bien, faire la
vaisselle à ma place...
Qui es-tu donc? Tu n'es certes pas la mère parfaite. Pas celle que je veux. Pas celle qui me donne des câlins, qui m'apprécie pour ce que je suis. Mais je t'aime comme tu
es. Veux-tu m'aimer comme je suis? Par pitié... Je t'en suppli... Arrête. Arrête de me rabaisser, de me faire pleurer en me laissant clairement comprendre que je suis rien, que j'ai tort sur
tout. Arrête de dire et de faire des choses blessantes... Pitié.
La distance ne te dérange pas. Tu vis ta vie en m'oubliant. Tu m'abandonnes. Ainsi soit-il. Abanonne-moi. Mais, pitié. Arrête de me replonger dans mes souvenirs où la
corde fût présente... Arrête... Arrête...
Catherine.
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